importantes à cause de ses tourbillons anticycloniques qui atteignent un diamètre de 100 à 200
km (même plus) avec des courants mobilisant une couche qui peut aller jusqu’à 200 m de
profondeur, phénomène qui se produit plusieurs fois par an sur une grande partie du bassin
Algérien (Millot et Taupier-Letage, 2005) (figure 4) (annexe 2). Les remontées d’eau, ou
upwellings, provoqués soutiennent une remarquable richesse biologique à cause de la remise
en suspension des nutriments du fond (Collignon, 1991). Par ailleurs et d’après Maurin (1968
in Bouaziz 1992), la baie de Bou Ismail est un espace favorable à la pêche jusqu’une
profondeur de 1000 m et elle est, d’ailleurs, intensément exploitée.
7. Sources potentielles de pollution
La région de Bou Ismail est une zone à vocation touristique et agricole, sa frange côtière
est soumise principalement aux rejets domestiques des villes et des complexes touristiques qui
déversent directement en mer, sans aucun traitement au préalable dans la plupart des cas.
Ajoutant à cela les rejets des eaux usées véhiculées par les oueds qui traversent les centres
urbains, drainant les eaux de ruissellement des terres agricoles, des effluents urbains et
industries dont les entreprises industrielles de plastique et de caoutchouc (LEM, 1998). De
plus, les oueds entraînent vers la mer une partie des eaux usées de Blida et de la base centrale
logistique de Beni Mered au niveau de l’oued Macta Makhlouf (continuité de l’oued Beni
Azza) où déversent les eaux usées de la tanneries du moulin, d’une unité d’électro-glace, une
manufacture de mobilier métallique, d’une unité de transformation de plastique, d’industrie
agroalimentaire ainsi que les eaux des ateliers de traitement de surface de la base logistique de
Beni Mered. A cela s’ajoute la pollution due à l’activité agricole et à l’activité de la pêche
(Houma-Bachari, 2007).
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