METHODES DE PROTECTION CONTRE L’EROSION
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1. Généralités sur les méthodes de protection
L’érosion des côtes est en soi un phénomène naturel : la mer vient chercher du matériel à
un endroit pour venir le redéposer ailleurs. C’est de cette façon que nos plages se sont
formées et qu’elles se maintiennent au fil des années. Cette érosion devient un problème
lorsque les propriétés, (bâtiments ou infrastructures) sont touchées et génèrent des
désagréments aux individus et à leur portefeuille ainsi qu’aux autorités responsables de la
gestion du territoire. Dans le contexte où non seulement le niveau de la mer est à la hausse,
mais que cette tendance prend de l’ampleur en regard des changements climatiques, il
devient judicieux pour chacun d’avoir une meilleure compréhension des facteurs
responsables de l’érosion de nos côtes et des impacts potentiels qui y sont liés.
Comme un essai pour régler ce problème l’homme a utilisé plusieurs moyens de défense
pour protéger cette zone sensible. Les types d'ouvrage de défense retenus sont définis selon
une description géométrique simple de leur structure.
Les ouvrages longitudinaux sont les plus nombreux et diversifiés. Au niveau du trait de
côte, on retrouve essentiellement les murs, caractérisés par une pente verticale, et les perrés,
caractérisés par une pente oblique simple ou multiple. Ces ouvrages sont construits contre le
terrain "naturel". Du fait de leur forte réflexivité, l'abaissement de l'estran en pied d'ouvrage
implique souvent une protection spécifique. Les digues constituent un échantillon des
ouvrages longitudinaux, caractérisée par un apport de matériaux constituant un obstacle à
l'écoulement de l'eau, et sont donc par définition imperméables et surélevées par rapport au
terrain naturel. Sur l'estran ou "en mer" peuvent se trouver des brise-lames, dont la
caractéristique principale est de modifier la propagation des houles afin de limiter leur
impact sur le trait de côte. Ils ne sont pas rattachés au trait de côte par leur propre structure.
Cette caractéristique est essentielle pour les distinguer des épis et jetées portuaires, dont
l'orientation principale est transversale et dont les configurations géométriques peuvent être
très diverses. Certaines structures ne sont pas caractérisées par une orientation particulière,
notamment les méthodes douces et les ouvrages portuaires, (Shore Protection Manual,
Volume II).
2. Nécessité d’une étude d’aménagement
Notre zone d’étude est en voie d’érosion, c’est pour ça qu’on a fait toutes ces études, notre
objectif principale est de trouver une ou plusieurs solutions qui vont arrêter ce phénomène
qui ne cesse pas de menacer notre. Donc l’étude d’aménagement s’impose, elle doit être
cependant conduite avec rigueur afin d’obtenir la meilleure synthèse possible pour notre site.
3. Les ouvrages envisageables
La plage, absorbant graduellement l’énergie de la houle par les déferlements successifs
qu’elle provoque, constitue le meilleur ouvrage de défense du littoral contre l’érosion. C’est
en effet la dynamique naturelle des plages qui est fondamentale pour la survie physique de
la plage et pour la diversité de ses habitats biologiques (Ramoge, 2002). Pour toute défense
contre l’érosion, il est donc plus efficace de se tourner vers des ouvrages de défense souples
qui travaillent en harmonie avec les dynamiques naturelles en jeu.
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Etude de protection de la plage Est de Boumerdes - 34/63

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