Evolution des paramètres hydrologiques et biogéochimiques dans la baie de Bou Ismaîl | Zone d’étude
18
Oued Béni Messous : avec son débit réduit (0,245 m
3 /s) (Braîk, 1989), il ne participe que
faiblement à l’enrichissement de cette baie. S’alimente à partir du massif de la Bouzaréah, il
sera chargé essentiellement de résidus d’origine urbaine récoltés lors de son transit pour
déboucher sur les plages des Dunes et d’El Djamila (Baie de Bou Ismail).
Oued Mazafran : c’est l’Oued le plus important de la région, il draine un bassin de 1900
km
2 (partie Ouest de la Mitidja) (Braîk, 1989) et débouche sur la mer au niveau d’une petite
plage sablonneuse à 30 km d’Alger, entre Zéralda et Douaouda. Son débit annuel est estimé
entre 1969 et 2013 à 5,77 m
3
/s (ANRH, 2013). Il est caractérisé par des crues fortes et rapides
en hiver-printemps qui augmentent la turbidité de la zone par la remise en suspension de
substrat fin (Pauc, 1989). Trois Oueds secondaires lui sont afférents : Bou-Roumi, Chiffa et
Djer.
Oued Mazafran est le plus important dans la baie de Bou Ismail avec ses rejets et son débit.
D’après des données de l’ANRH (2014) (annexe), les débits moyens pluriannuels sont en
augmentation depuis 2003 au 2012, de 1,75 m
3 /s à 11,92 m
3 /s.
Le débit suit ainsi un cycle saisonnier avec des valeurs maximales en hiver et minimales en été.
Sur le plus long terme, le débit montre une tendance nette (figure 6) à l’augmentation avec des
valeurs plus au moins élevées suivant un cycle pluriannuel. Ces augmentations pourraient être
liées aux variations climatiques agissant à l’échelle régionale.
Figure 2: Variation du débit mensuel moyen (m
3
/s) au niveau de l'embouchure d’Oued
Mazafran de 2003 à 2012 (ANRH, 2013)(annexe)
2.3 Sédimentologie de la Baie de Bou Ismail
La surface est généralement couverte de vases et de boues argilo-siliceuses dont une
grande partie provient sans doute des apports limoneux du Mazafran. Les sédiments calcaires
de nature organogène ne forment que 4 ou 5 gisements principaux isolés et peu étendus. Les
plus connus sont les fonds à gravelle signalés devant la baie (Caulet, 1972).
Deux régions apparaissent, la région orientale et la région occidentale et chaque région présente
sa caractéristique sédimentologique propre. Les vases pures très développées dans la région
occidentale forment une importante vasière littorale, tandis que les graviers envasés sont dans
la région orientale. De même, le faciès des sables grossiers et des fins graviers et le faciès des
sables graveleux ne sont présents que dans la région orientale.
0
2
4
6
8
10
12
14
2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012
Débit
mensuel
moyen
m
3/s
Les années
Oued Mazafran
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Oued Béni Messous : avec son débit réduit (0,245 m
3 /s) (Braîk, 1989), il ne participe que
faiblement à l’enrichissement de cette baie. S’alimente à partir du massif de la Bouzaréah, il
sera chargé essentiellement de résidus d’origine urbaine récoltés lors de son transit pour
déboucher sur les plages des Dunes et d’El Djamila (Baie de Bou Ismail).
Oued Mazafran : c’est l’Oued le plus important de la région, il draine un bassin de 1900
km
2 (partie Ouest de la Mitidja) (Braîk, 1989) et débouche sur la mer au niveau d’une petite
plage sablonneuse à 30 km d’Alger, entre Zéralda et Douaouda. Son débit annuel est estimé
entre 1969 et 2013 à 5,77 m
3
/s (ANRH, 2013). Il est caractérisé par des crues fortes et rapides
en hiver-printemps qui augmentent la turbidité de la zone par la remise en suspension de
substrat fin (Pauc, 1989). Trois Oueds secondaires lui sont afférents : Bou-Roumi, Chiffa et
Djer.
Oued Mazafran est le plus important dans la baie de Bou Ismail avec ses rejets et son débit.
D’après des données de l’ANRH (2014) (annexe), les débits moyens pluriannuels sont en
augmentation depuis 2003 au 2012, de 1,75 m
3 /s à 11,92 m
3 /s.
Le débit suit ainsi un cycle saisonnier avec des valeurs maximales en hiver et minimales en été.
Sur le plus long terme, le débit montre une tendance nette (figure 6) à l’augmentation avec des
valeurs plus au moins élevées suivant un cycle pluriannuel. Ces augmentations pourraient être
liées aux variations climatiques agissant à l’échelle régionale.
Figure 2: Variation du débit mensuel moyen (m
3
/s) au niveau de l'embouchure d’Oued
Mazafran de 2003 à 2012 (ANRH, 2013)(annexe)
2.3 Sédimentologie de la Baie de Bou Ismail
La surface est généralement couverte de vases et de boues argilo-siliceuses dont une
grande partie provient sans doute des apports limoneux du Mazafran. Les sédiments calcaires
de nature organogène ne forment que 4 ou 5 gisements principaux isolés et peu étendus. Les
plus connus sont les fonds à gravelle signalés devant la baie (Caulet, 1972).
Deux régions apparaissent, la région orientale et la région occidentale et chaque région présente
sa caractéristique sédimentologique propre. Les vases pures très développées dans la région
occidentale forment une importante vasière littorale, tandis que les graviers envasés sont dans
la région orientale. De même, le faciès des sables grossiers et des fins graviers et le faciès des
sables graveleux ne sont présents que dans la région orientale.
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2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012
Débit
mensuel
moyen
m
3/s
Les années
Oued Mazafran
