Introduction
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ce dernier pays, la pêche est faite par des amateurs sans statut de pêcheurs d’oursins (Le
Direac'h, 1988).
La production mondiale d’oursins est d’environ 72 000 tonnes dont 34 800 tonnes pour le Chili
et 11 650 tonnes pour le Japon, les premiers producteurs. Consommé d’octobre à avril (quand
il est plein), il se pêche à la main, à la « radasse » (amas de filets) ou au gangui (poche de 2 m
d’ouverture). Sa pêche est très réglementée (pas d’oursins inférieurs à 4 cm de diamètre) et
fermée de mai à septembre en France. En raison de sa diminution, l’élevage tend à se développer
(FAO, 2014).
Cependant, malgré les réglementations, la plupart des auteurs sont d’accord pour signaler que
les populations de Paracentrotus lividus deviennent de moins en moins abondantes dans le nord
méditerranéen et que l’activité de pêche de cet oursin est en danger (Allain, 1972 ; Regis, 1978 ;
Azzolina, 1988 ; Le Direac'h, 1988 ; Lawrance, 2007 in Patrissi et al., 2014). Il apparait
clairement que Paracentrotus lividus constitue une ressource économique importante, mais est
en même temps en danger à cause de la surexploitation, d’où l’importance des études déjà faites
sur cette espèce, sur son écologie, sa biologie, sa physiologie et sur son comportement
trophique.
Si en Algérie, la consommation des oursins est rare, cette ressource ne souffre pas de surpêche
comme dans d'autres pays, son stock est disponible et inexploité.
Les études réalisées en Algérie sur Paracentrotus lividus et non encore publiées (Semroud com.
pers.) ont porté surtout sur la biologie (Semroud et Kada, 1987 ; Zanoun, 1987 ; Sadoud, 1988 ;
Semroud, 1993 ; Chtini et Sellal, 1994). Ces études ont portées surtout sur la reproduction
(indices physiologiques) en particulier. En revanche, les études relatives à l’écologie et la
dynamique des populations sont rares ou inexistantes. Il nous a donc paru intéressant de donner,
pour la première fois, quelques résultats sur la dynamique des populations d'une part et
d'approfondir nos connaissances sur la biologie et l'écologie de cette espèce d'autre part.
L’objectif de cette étude est d'apporter quelques données nouvelles sur l'espèce présente en
Algérie et en particulier sur celle des côtes algéroise. Une comparaison est réalisée sur trois
populations situées dans trois régions distinctes : El-Djamila, Tamentfoust et Sidi Fredj. Il porte
essentiellement sur la dynamique des populations et en partie sur la biologie et l'écologie, en
vue d’optimiser son exploitation avenir. Cela en utilisant des données de trois travaux,
proviennent de la station de Sidi Fredj échantillonnées en 1996, de Tamentfoust dont
l’échantillonnage est effectué en 1997, enfin, un échantillon effectué à El-Djamila en 2000.
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Dynamique,biologie et écologie de l\'oursin comestible Paracentrotus lividus (Lamarc,1816) de la côte algéroise - 12/90

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