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1.2.1. Rôle au niveau structural
Les herbiers à Posidonia oceanica sont des bâtisseurs de fonds. Cette aptitude est
directement liée à sa morphologie et à son mode de croissance. D’une part, les feuilles
constituent de véritables pièges à sédiment qui favorisent la décantation des particules en
suspension dans la colonne d’eau, et, d’autre part, la croissance verticale des rhizomes aboutit
à la formation d’un substratum compact appelé matte (Molinier et Picard, 1952) (Figure 2).
Cette dernière est constituée par un lacis de rhizomes, morts et/ou vivants, de racines et de
sédiment hétérogène (d’origine autochtone et/ou allochtone) qui colmate les interstices.
L’élévation de la matte est estimée à 1 m par siècle (Molinier et Picard, 1952 ; Boudouresque
et Meinesz, 1982).
Figure 2. Bloc diagramme montrant la structure d’une matte. D’après Boudouresque et
Meinesz (1982).
La matte souterraine stabilise les fonds meubles en agissant comme un piège à
sédiments (Molinier et Picard, 1952). Elle peut aboutir, après un certain temps, dans les zones
abritées, à l’affleurement de l’herbier à la surface de l’eau formant ainsi un récif-barrière
(Augier et Boudouresque, 1970). La taille des feuilles de Posidonia oceanica, leur densité et
les épiphytes qu’elles supportent réduisent efficacement l’action hydrodynamique des houles
et des courants, ce qui a pour conséquence une diminution nette de l’érosion au niveau du
fond mais également au niveau de la frange côtière (Jeudy de Grissac et Boudouresque,
Canopée
Matte
Rhizome orthotrope
Feuilles
Rhizome plagiotrope
Racines
Sédiment
s
1.2.1. Rôle au niveau structural
Les herbiers à Posidonia oceanica sont des bâtisseurs de fonds. Cette aptitude est
directement liée à sa morphologie et à son mode de croissance. D’une part, les feuilles
constituent de véritables pièges à sédiment qui favorisent la décantation des particules en
suspension dans la colonne d’eau, et, d’autre part, la croissance verticale des rhizomes aboutit
à la formation d’un substratum compact appelé matte (Molinier et Picard, 1952) (Figure 2).
Cette dernière est constituée par un lacis de rhizomes, morts et/ou vivants, de racines et de
sédiment hétérogène (d’origine autochtone et/ou allochtone) qui colmate les interstices.
L’élévation de la matte est estimée à 1 m par siècle (Molinier et Picard, 1952 ; Boudouresque
et Meinesz, 1982).
Figure 2. Bloc diagramme montrant la structure d’une matte. D’après Boudouresque et
Meinesz (1982).
La matte souterraine stabilise les fonds meubles en agissant comme un piège à
sédiments (Molinier et Picard, 1952). Elle peut aboutir, après un certain temps, dans les zones
abritées, à l’affleurement de l’herbier à la surface de l’eau formant ainsi un récif-barrière
(Augier et Boudouresque, 1970). La taille des feuilles de Posidonia oceanica, leur densité et
les épiphytes qu’elles supportent réduisent efficacement l’action hydrodynamique des houles
et des courants, ce qui a pour conséquence une diminution nette de l’érosion au niveau du
fond mais également au niveau de la frange côtière (Jeudy de Grissac et Boudouresque,
Canopée
Matte
Rhizome orthotrope
Feuilles
Rhizome plagiotrope
Racines
Sédiment
s
