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Conclusion
Les quelques éléments que nous avons pu apporter dans le domaine de l’écologie, à partir des
données de la campagne Thalassa, ont fourni des résultats à la fois partiels et préliminaires. Ils
permettent cependant de situer Squilla mantis dans son habitat et de comprendre éventuellement
son comportement en fonction des conditions du milieu environnant.
L’étude qui vient d’être présentée traite une espèce peu étudiée en Algérie. Il nous a semblé
important de relever les principaux points que nous avons pu discuter, certains méritent d’être
approfondis par des observations plus complètes et plus fréquentes.
L’espèce est présente tout le long du littoral algérien et elle est relativement dense au Centre, en
particulier à Bou-Ismail (Dn=135.26). La squille est constamment fréquente dans les eaux
superficielles, du bassin algérien, allant de 0 à 50m hormis les secteurs du Centre, où elle se
trouve abondamment entre 50 et 100m (Fr=50%).
Quant à sa capture, le chalut de fond de type GOV a généré de meilleurs rendements dans la
gamme bathymétrique 100-150m à l’Est et à l’Ouest (respectivement Dn=37,22 et Dn=26,32), et
au Centre (Dn=80,98) dans la tranche 50-100m.
L’étude a aussi montré que S. mantis présente une affinité pour les vases liquide, compacte et
sableuse en plus des sables fins. Et elle supporte des eaux de température moyenne entre 13,2 et
15,36 °C.
La liste faunistique établie à partir du dépouillement du listing Chalex-Thalassa a permis de
mettre en évidence le peuplement associé à S. manis, la richesse spécifique, l’étude de la
diversité et les modèles de distribution d’abondance. Les traitements montrent que ces
communautés sont jeunes caractérisées par la dominance d’une ou de plusieurs espèces en
nombre et en poids. Ceci reflète un état de perturbation de l’écosystème en question.
Pour ce qui est de la faune associée, l’analyse réalisée à l’aide de la méthode classique, montre
un certain nombre d’espèces étroitement liées à la Squille : Trachurus trachurus et Mullus
barbatus. On notera également l’association de Pagellus acarne, Merluccius merliccius, Sardina
pilchardus et enfin Boops boops.
Au terme de ce travail, de véritables conclusions ne peuvent être prononcées qu’après une étude
plus conséquente, donc il serait intéressant de :
- mener de nouvelles campagnes océanographiques.,
- étudier tous les paramètres nécessaires à une approche écosystémique.
- étudier la biologie de l’espèce: sa croissance, sa reproduction et son comportement alimentaire.,
- et enfin pour mener à bien la gestion du stock, l’étude de l’exploitation s’avère impérative.
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Contribution à l\'étude du comportement de la squille mante ( Squilla mantis Linnaeus, 1758) dans le bassin algerien - 35/50

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