Etude de l’eutrophisation et du système des carbonates dans la baie de Bou-Ismail en Printemps 2015
Introduction
12
Introduction
L'océan est un régulateur de la teneur en dioxyde de carbone (í µí°¶í µí± 2 ) de l'atmosphère.On admet
qu'il absorbe environ 30% de l'excès de í µí°¶í µí± 2 atmosphérique provenant de l'activité humaine.
Une évaluation plus précise de ce pourcentage est très difficile (Bégovic, 2001). Cette
absorption de í µí°¶í µí± 2 atmosphérique modifie l’équilibre chimique de l’eau de mer causant le
phénomène connu par «acidification des océans » (Hassoun, 2014).
L’acidité de l’océan ne cesse d’augmenter depuis le début de la révolution industrielle et, si
les émissions de í µí°¶í µí± 2 continuent à augmenter, le taux d’acidification va s’accélérer dans les
décennies à venir. La vitesse de ce changement est, à notre connaissance, nettement plus
rapide que les changements qui se sont produit au cours des derniers 250 millions d’années
(Laffoley, et al., 2012).
L'augmentation rapide et continue du í µí°¶í µí± 2 atmosphérique et la diminution associée du pH de
l'eau de mer devraient avoir un impact considérable sur les écosystèmes marins de la mer
Méditerranée (EC, 2013).
Ainsi la mer Méditerranée souffre plus que jamais des pressions anthropiques exacerbées et
du changement climatique mondial. Le fait de connaître l’évolution des paramètres du
système des carbonates dans cette mer, où les conséquences de ces pressions sont rapidement
exprimées (augmentation de la température et de la salinité, changement des zones de
formation des eaux profondes, absorption excessive de í µí°¶í µí± 2 anthropique, acidification des
eaux méditerranéennes, …), devient nécessaire pour bien comprendre les répercussions sur les
écosystèmes marins (Hassoun, 2014).
En plus des problèmes cités ci-dessus, se rajoute celui de l’eutrophisation qui résulte de hautes
charges de nutriments provenant de rivières et/ou d’effluents urbains et industriels. En
Méditerranée, ce phénomène semble se limiter essentiellement aux zones offshores côtières
spécifiques et adjacentes. Plusieurs cas, parfois graves, d’eutrophisation sont mis en évidence,
notamment dans les baies côtières fermées qui reçoivent d’importantes charges de nutriments
des rivières ainsi que des rejets directs de déchets domestiques et industriels non traités.
Dans cette optique, la baie de Bou-Ismail, zone côtière du bassin Algérien soumise à de
nombreuses activités anthropiques de plus en plus intenses, a fait l’objet de plusieurs études
ces dernières années (Djaoudi, et al., 2012 ; Djahnit, et al., 2013 ; Harid, 2014 et Zerrouki,
2014).
C’est dans ce contexte, que nous nous sommes intéréssées à l’étude de l’eutrophisation et
du système des carbonates dans la baie de Bou-Ismail afin d’évaluer l’impact des
activités anthropiques menaçant cette derniére.
Ce travail s’insère dans le cadre du programme MERMEX (Marine Ecosystems Response in
the Mediterranean Experiment), qui a pour objectif principal de cerner et d’identifier les
impacts du réchauffement climatique et de l’activité humaine sur les différents flux
biogéochimiques et sur les écosystèmes marins.
Ce mémoire est structuré comme suit :
Introduction
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Introduction
L'océan est un régulateur de la teneur en dioxyde de carbone (í µí°¶í µí± 2 ) de l'atmosphère.On admet
qu'il absorbe environ 30% de l'excès de í µí°¶í µí± 2 atmosphérique provenant de l'activité humaine.
Une évaluation plus précise de ce pourcentage est très difficile (Bégovic, 2001). Cette
absorption de í µí°¶í µí± 2 atmosphérique modifie l’équilibre chimique de l’eau de mer causant le
phénomène connu par «acidification des océans » (Hassoun, 2014).
L’acidité de l’océan ne cesse d’augmenter depuis le début de la révolution industrielle et, si
les émissions de í µí°¶í µí± 2 continuent à augmenter, le taux d’acidification va s’accélérer dans les
décennies à venir. La vitesse de ce changement est, à notre connaissance, nettement plus
rapide que les changements qui se sont produit au cours des derniers 250 millions d’années
(Laffoley, et al., 2012).
L'augmentation rapide et continue du í µí°¶í µí± 2 atmosphérique et la diminution associée du pH de
l'eau de mer devraient avoir un impact considérable sur les écosystèmes marins de la mer
Méditerranée (EC, 2013).
Ainsi la mer Méditerranée souffre plus que jamais des pressions anthropiques exacerbées et
du changement climatique mondial. Le fait de connaître l’évolution des paramètres du
système des carbonates dans cette mer, où les conséquences de ces pressions sont rapidement
exprimées (augmentation de la température et de la salinité, changement des zones de
formation des eaux profondes, absorption excessive de í µí°¶í µí± 2 anthropique, acidification des
eaux méditerranéennes, …), devient nécessaire pour bien comprendre les répercussions sur les
écosystèmes marins (Hassoun, 2014).
En plus des problèmes cités ci-dessus, se rajoute celui de l’eutrophisation qui résulte de hautes
charges de nutriments provenant de rivières et/ou d’effluents urbains et industriels. En
Méditerranée, ce phénomène semble se limiter essentiellement aux zones offshores côtières
spécifiques et adjacentes. Plusieurs cas, parfois graves, d’eutrophisation sont mis en évidence,
notamment dans les baies côtières fermées qui reçoivent d’importantes charges de nutriments
des rivières ainsi que des rejets directs de déchets domestiques et industriels non traités.
Dans cette optique, la baie de Bou-Ismail, zone côtière du bassin Algérien soumise à de
nombreuses activités anthropiques de plus en plus intenses, a fait l’objet de plusieurs études
ces dernières années (Djaoudi, et al., 2012 ; Djahnit, et al., 2013 ; Harid, 2014 et Zerrouki,
2014).
C’est dans ce contexte, que nous nous sommes intéréssées à l’étude de l’eutrophisation et
du système des carbonates dans la baie de Bou-Ismail afin d’évaluer l’impact des
activités anthropiques menaçant cette derniére.
Ce travail s’insère dans le cadre du programme MERMEX (Marine Ecosystems Response in
the Mediterranean Experiment), qui a pour objectif principal de cerner et d’identifier les
impacts du réchauffement climatique et de l’activité humaine sur les différents flux
biogéochimiques et sur les écosystèmes marins.
Ce mémoire est structuré comme suit :
