Chapitre I : Généralités
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1. Historique :
La révolution biologique à laquelle nous assistons n’aurait bien évidemment pas été
possible sans l’ensemble du mouvement scientifique et technologique − à la limite, on
pourrait dire que l’invention de l’imprimerie par Gutenberg ou celle de l’électricité ont été
décisives − mais on peut être plus précis. Les racines de la biologie contemporaine deviennent
identifiables au milieu du XIXe siècle. Quatre noms ont été décisifs, chacun d’eux
symbolisant une des idées piliers de la biologie contemporaine : Charles Darwin et la théorie
de l’évolution, Gregor Mendel et les lois de l’hérédité, Claude Bernard qui fit de la
physiologie une science expérimentale, enfin Louis Pasteur et la microbiologie, outil premier
des biotechnologies. Le milieu du XIXe siècle n’a, bien entendu, pas été une période décisive
qu’en biologie, il l’a été aussi dans presque toutes les autres sciences exactes, mais les racines
ont bien commencé à pousser à cette époque et il y a bien, en biologie, aux environs de 18551865 (Swynghedauw, et al., 2008).
La théorie de Darwin repose sur l’observation de la diversité des êtres vivants et de sarelation
avec la variabilité géographique. Elle met aussi en évidence l’importance del’environnement
dans la reproduction et la survie. La génétique initiée ensuite par GregorMendel avait pour
objectif de comprendre le déterminisme et la transmission des caractères parl'analyse de la
descendance d'un croisement contrôle entre individus de génotypes différents. Ilétablit les
premières lois de l’hérédité et les publie en 1866. Elles mettent en évidence les basesde
l’héritabilité des variations qui manquaient à Darwin. Ce sont les travaux de Morgan en1915,
sur la drosophile, qui conduisent au développement de la théorie chromosomique del'hérédité.
Les gènes sont alors localises sur les chromosomes. Les travaux d'identification dusupport de
l'hérédité ont commence en 1928 avec Griffith et se sont achevés avec la découvertede la
structure de l’ADN par Watson et Crick en 1953 (Hubert, 2007).
La génétique moléculaire continue à rechercher les mécanismes fins du déterminisme, de
l'expression et de la transmission descaractères. Elle trouve aujourd'hui de nombreuses
extensions avec les programmes degénomique (séquençage des génomes et identification des
gènes) et de protonique (inventaires et fonctions des protéines d'un organisme)(Hubert, 2007).
La compréhension du déterminisme et de latransmission des caractères doit aussi étudier les
individus dans les conditions naturelles où ilssont génétiquement uniques et libres de se
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Recherche bibliographique sur les techniques de génétique moléculaire et leurs applications dans l\'identification des especes de poissons - 15/93

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