Chapitre II :
zone d'étude
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organique résultant des rejets d'eaux usées domestiques des agglomérations côtières. Ce
volume d'eaux usées augmente de manière très appréciable en été en raison de l'affluence
touristique dans les nombreux complexes touristiques implantés le long de la baie (Sidi Fredj,
Mazafran, Zeralda, Tipaza). Les eaux usées des agglomérations côtières sont rejetées dans le
milieu marin sans traitement, seules celles des complexes touristiques de la zone Club des
Pins, Sidi Fredj subissent un traitement partiel avant leur rejet en mer.
La région littorale et l'arrière-pays de la baie de Bou Ismail sont surtout à vocation agricole.
Ces dernières années les cultures intensives sous serres dans ces régions ont connu un grand
développement ; pour ces cultures on a recours de plus en plus, parfois de façon abusive,
aux engrais chimiques, aux produits phytosanitaires et cela n'est pas sans conséquences sur
l'environnement notamment marin. Les eaux de ruissellement, les eaux de lessivage des sols
généralement sablonneux, entraînent une partie de ces produits chimiques, soit directement ou
indirectement par le biais des oueds, vers le milieu marin.
Les oueds Beni Messous, Mazafran et Nador drainent vers la baie les eaux usées, les polluants
des villes et des industries implantées sur leur parcours, et également les eaux de lessivage des
sols des régions agricoles traversées par ces oueds.
Les quelques études disponibles apportent très peu d'informations ou alors une information
fragmentaire et très ponctuelle dans le temps et l'espace : Asso, (1982) pour les polluants
métalliques chez la moule Perna perna et Boudjellal, (1993) pour les métaux lourds dans les
sédiments. Ces auteurs constatent et soulignent que le seuil critique de pollution est loin d'être
atteint dans la baie de Bou Ismail.
II.4.2 Pollution de la baie d'Alger :
La région algéroise est constituée de deux parties bien distinctes : la baie d'Alger et la plaine
de la Mitidja. La région algéroise est une région très urbanisée et industrialisée : environ
15 % de la population algérienne et 22 % du parc national des unités économiques. La région
algéroise, en particulier la plaine de la Mitidja, est une zone agricole importante ; ces dernières
années l'agriculture intensive, grande consommatrice d'engrais chimiques, s'est
beaucoup développée dans cette région. Les oueds "El Harrach et El Hamiz" drainent vers la
baie toutes les eaux usées domestiques, agricoles et industrielles des zones de la Mitidja qu'ils
traversent.
Toutes les eaux usées résultantes des activités humaines dans la région algéroise ne sont
pas traitées ; elles arrivent directement ou indirectement dans le milieu marin. Les eaux usées
urbaines d'Alger, des villes côtières et d'un certain nombre d'unités industrielles sont drainées
vers le port ou la baie d'Alger grâce à un réseau d'assainissement complexe (environ soixante-
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organique résultant des rejets d'eaux usées domestiques des agglomérations côtières. Ce
volume d'eaux usées augmente de manière très appréciable en été en raison de l'affluence
touristique dans les nombreux complexes touristiques implantés le long de la baie (Sidi Fredj,
Mazafran, Zeralda, Tipaza). Les eaux usées des agglomérations côtières sont rejetées dans le
milieu marin sans traitement, seules celles des complexes touristiques de la zone Club des
Pins, Sidi Fredj subissent un traitement partiel avant leur rejet en mer.
La région littorale et l'arrière-pays de la baie de Bou Ismail sont surtout à vocation agricole.
Ces dernières années les cultures intensives sous serres dans ces régions ont connu un grand
développement ; pour ces cultures on a recours de plus en plus, parfois de façon abusive,
aux engrais chimiques, aux produits phytosanitaires et cela n'est pas sans conséquences sur
l'environnement notamment marin. Les eaux de ruissellement, les eaux de lessivage des sols
généralement sablonneux, entraînent une partie de ces produits chimiques, soit directement ou
indirectement par le biais des oueds, vers le milieu marin.
Les oueds Beni Messous, Mazafran et Nador drainent vers la baie les eaux usées, les polluants
des villes et des industries implantées sur leur parcours, et également les eaux de lessivage des
sols des régions agricoles traversées par ces oueds.
Les quelques études disponibles apportent très peu d'informations ou alors une information
fragmentaire et très ponctuelle dans le temps et l'espace : Asso, (1982) pour les polluants
métalliques chez la moule Perna perna et Boudjellal, (1993) pour les métaux lourds dans les
sédiments. Ces auteurs constatent et soulignent que le seuil critique de pollution est loin d'être
atteint dans la baie de Bou Ismail.
II.4.2 Pollution de la baie d'Alger :
La région algéroise est constituée de deux parties bien distinctes : la baie d'Alger et la plaine
de la Mitidja. La région algéroise est une région très urbanisée et industrialisée : environ
15 % de la population algérienne et 22 % du parc national des unités économiques. La région
algéroise, en particulier la plaine de la Mitidja, est une zone agricole importante ; ces dernières
années l'agriculture intensive, grande consommatrice d'engrais chimiques, s'est
beaucoup développée dans cette région. Les oueds "El Harrach et El Hamiz" drainent vers la
baie toutes les eaux usées domestiques, agricoles et industrielles des zones de la Mitidja qu'ils
traversent.
Toutes les eaux usées résultantes des activités humaines dans la région algéroise ne sont
pas traitées ; elles arrivent directement ou indirectement dans le milieu marin. Les eaux usées
urbaines d'Alger, des villes côtières et d'un certain nombre d'unités industrielles sont drainées
vers le port ou la baie d'Alger grâce à un réseau d'assainissement complexe (environ soixante-
