Chapitre II :
zone d'étude
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II.3. Réseau hydrographique de la région algéroise :
Utilisés comme déversoirs naturels d’eaux usées (domestiques, industrielles et agricoles),
les Oueds constituent l’un des principaux vecteurs des polluants en mer. Ils interviennent
de très près sur la nature des fonds et les paramètres physico-chimiques de la zone de
l’embouchure, et conditionnent de la sorte l’abondance et la diversité de ses peuplements. Tous
les Oueds de la zone d’étude traversent la plaine de la Mitidja du Sud vers le Nord, contournant
les obstacles qu’ils rencontrent, avant de se jeter dans la mer.
Trois Oueds débouchent dans la Baie de Bou Ismail :
Oued Nador : situé dans la partie occidentale, il draine, à partir des Oueds Bouyersen,
Bouardoun et Meurad, tous les apports solides du massif du Chenoua. D’un débit de 0,89 m
3 /s
et s’étendant sur 230 km
2 (Braîk, 1989), il débouche sous forme d’un collecteur dans la petite
Baie du Chenoua, entre Djebel Chenoua et Tipaza (ANRH, 2013).
Oued Béni Messous : avec son débit réduit (0,245 m
3 /s) (Braîk, 1989), il ne participe
que faiblement à l’enrichissement de cette baie. S’alimente à partir du massif de la Bouzaréah,
il sera chargé essentiellement de résidus d’origine urbaine récoltés lors de son transit pour
déboucher sur les plages des Dunes et d’El Djamila.
Oued Mazafran : c’est l’Oued le plus important de la baie de Bou Ismail par ses rejets
et son débit , il draine un bassin de 1900 km
2 (partie Ouest de la Mitidja) (Braîk, 1989) et
débouche sur la mer au niveau d’une petite plage sablonneuse à 30 km d’Alger, entre Zéralda
et Douaouda. Son débit annuel est estimé entre 1969 et 2013 à 5,77 m
3 /s (ANRH, 2013).Il est
caractérisé par des crues fortes et rapides en hiver-printemps qui augmentent la turbidité de la
zone par la remise en suspension de substrat fin (Pauc, 1989).Trois Oueds secondaires lui sont
afférents : Bou-Roumi, Chiffa et Djer.
D'après des données de l’ANRH (2014), les débits moyens pluriannuels sont en
augmentation, de 1,75 m
3 /s(2003) à11, 92 m
3 /s (2012).Le débit suit ainsi un cycle saisonnier
avec des valeurs maximales en hiver et minimales en été. Sur le plus long terme, le débit
montre une tendance nette à l’augmentation (figure 7) avec des valeurs plus au moins élevées
suivant un cycle pluriannuel. Ces augmentations pourraient être liées aux variations
climatiques agissant à l’échelle régionale.
zone d'étude
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II.3. Réseau hydrographique de la région algéroise :
Utilisés comme déversoirs naturels d’eaux usées (domestiques, industrielles et agricoles),
les Oueds constituent l’un des principaux vecteurs des polluants en mer. Ils interviennent
de très près sur la nature des fonds et les paramètres physico-chimiques de la zone de
l’embouchure, et conditionnent de la sorte l’abondance et la diversité de ses peuplements. Tous
les Oueds de la zone d’étude traversent la plaine de la Mitidja du Sud vers le Nord, contournant
les obstacles qu’ils rencontrent, avant de se jeter dans la mer.
Trois Oueds débouchent dans la Baie de Bou Ismail :
Oued Nador : situé dans la partie occidentale, il draine, à partir des Oueds Bouyersen,
Bouardoun et Meurad, tous les apports solides du massif du Chenoua. D’un débit de 0,89 m
3 /s
et s’étendant sur 230 km
2 (Braîk, 1989), il débouche sous forme d’un collecteur dans la petite
Baie du Chenoua, entre Djebel Chenoua et Tipaza (ANRH, 2013).
Oued Béni Messous : avec son débit réduit (0,245 m
3 /s) (Braîk, 1989), il ne participe
que faiblement à l’enrichissement de cette baie. S’alimente à partir du massif de la Bouzaréah,
il sera chargé essentiellement de résidus d’origine urbaine récoltés lors de son transit pour
déboucher sur les plages des Dunes et d’El Djamila.
Oued Mazafran : c’est l’Oued le plus important de la baie de Bou Ismail par ses rejets
et son débit , il draine un bassin de 1900 km
2 (partie Ouest de la Mitidja) (Braîk, 1989) et
débouche sur la mer au niveau d’une petite plage sablonneuse à 30 km d’Alger, entre Zéralda
et Douaouda. Son débit annuel est estimé entre 1969 et 2013 à 5,77 m
3 /s (ANRH, 2013).Il est
caractérisé par des crues fortes et rapides en hiver-printemps qui augmentent la turbidité de la
zone par la remise en suspension de substrat fin (Pauc, 1989).Trois Oueds secondaires lui sont
afférents : Bou-Roumi, Chiffa et Djer.
D'après des données de l’ANRH (2014), les débits moyens pluriannuels sont en
augmentation, de 1,75 m
3 /s(2003) à11, 92 m
3 /s (2012).Le débit suit ainsi un cycle saisonnier
avec des valeurs maximales en hiver et minimales en été. Sur le plus long terme, le débit
montre une tendance nette à l’augmentation (figure 7) avec des valeurs plus au moins élevées
suivant un cycle pluriannuel. Ces augmentations pourraient être liées aux variations
climatiques agissant à l’échelle régionale.
