21
Introduction :
La zone côtière correspond à un espace d’interactions entre les écosystèmes marins et
terrestres regroupant l’essentiel des ressources marines (Castro et al. 1999). Cette zone
correspond également à un espace d’intenses activités économiques (activités domestiques,
industrielles, agricoles, etc.) et constitue de ce fait le réceptacle de quantités considérables de
substances d’origine naturelle ou anthropique, dont un nombre important possède des propriétés
nocives et toxiques.
La pollution des eaux se manifeste au moment où les propriétés physico-chimiques des
eaux sont abusivement utilisées comme un vecteur d’évacuation des déchets. Ce type de
pollution était d’origine ménagère et facilement biodégradable. Aujourd’hui celle-ci est plus
complexe. Ses origines sont variée, elle peut être urbaine, industrielle et/ou agricole (chimique,
organique, radioactive et/ou microbiologique).
La particularité de la pollution des eaux qui n’est pas le seul problème environnemental
mondial, est le fait de l’Homme et cela dans les domaines de la terre, de l’eau et de
l'air. L’Homme contribue par son ignorance au déséquilibre de l’écosystème, par une
contamination de l'eau, des sédiments et des organismes.
L’étude des métaux traces dans l’environnement marin est primordiale, car ces derniers
demeurent un sérieux problème d'environnement de plus en plus inquiétant. Ils sont présents
dans tous ses compartiments (eau, sédiment, faune et flore)
Les métaux, qui sont des éléments à l’état de traces dans l’environnement, dits essentiels
(rôle important dans les processus biologiques ex : Cuivre, Fer et Zinc) peuvent produire des
effets toxiques comme ceux dits non essentiels (aucun rôle dans les processus biologiques ex
: plomb et mercure) lorsque leurs concentrations dépasse un certain seuil d’acceptabilité
(Chiffoleau et al 2001 ., Miquel, 2001).
Les bivalves présentent des caractéristiques qui en font de bons bioindicateurs (leur
large répartition géographique, leur mode de vie sessile et euryhalin, leur tolérance à différents
stress, la possibilité de les transplanter, leur faculté d’accumuler des métaux et leur
consommation par l’homme donc vecteur de contamination) (Casas, 2005).
Ce travail a pour objectifs de :
Suivi de l'évolution de la pollution par les métaux traces chez deux espèces de moules
Mytilus galloprovincialis (Lamarck, 1819) et Perna perna (Linnaeus, 1758) dans la côte
algéroise comprenant les trois baies : baie de Zemmouri, baie d'Alger et baie de Bou-Ismail.
Le manuscrit s’articule autour de quatre chapitres :
Précédent

Etude des métaux traces chez les moules de la côte algeroise - 12/76

Suivant