Chapitre 1
Généralités
21
À proximité des côtes et en mode calme, la croissance en hauteur de l’herbier conduite à la
formation de récif-barrière de Posidonie Posidonia oceanica ; cette barrière est considérée
comme un paysage marin caractéristique de la mer Méditerranée et constitue un élément clé
dans la protection du littoral contre l’hydrodynamisme (Weinberg, 2001).
En Algérie, ce type de paysage est signalé à l’anse de Kouali et près de Tipaza (Grimes et al,
2004).
1.10. Les forêts à Cystoseira
Les forêts à Cystoseira sont constituées essentiellement de Cystoseira amentacea var. stricta
qui est une algue Fucophyceae endémique de la Méditerranée, inféodée à la frange infralittorale
(du niveau 0 à 0,5 m de profondeur) en mode battu à très battu. L'espèce est signalée le long du
littoral rocheux algérois ; elle semble être très sensible à la pollution et sa régression est
constatée autour des grandes agglomérations. Elle est considérée comme un indicateur
biologique performant des eaux pures et utilisée à ce titre (Chalabi et al, 2002).
2. La zone humide de Réghaia
Réghaïa se situe à 30 Km de la capitale et à 16 Km de Boumerdes. Ses coordonnées
géographiques sont : longitude 3°19 - 3°21E ; latitude 36° 45 - 36°48N, Elle appartient à la
circonscription administrative de Rouïba, elle est bordée au Nord par la mer Méditerranée, au
Sud par la commune de Oued Hadadj, à l’Est par la commune de Boudouaou, à l’Ouest par la
commune de Ain Taya.
Ce site est classé réserve naturelle par l’arrêté N° 1844 du 2 novembre 1999. En Mars 2002, le
lac de Réghaïa est inscrit sur la liste des zones humides d’importance internationale par la
convention RAMSAR sur une superficie globale de 1100 hectares. Dans le cadre de
l’élaboration du Programme d’Aménagement Côtier du littoral Algérois (PAC- Zone côtière
algéroise, 2004/2005), la zone humide « lac de Réghaia » a été retenue pour la conduite d’un
projet pilote de gestion côtière intégrée. La décision prise par les pouvoirs publics d’ériger la
zone humide en réserve naturelle témoigne de la nécessité de sa protection (Larid, 2010).
Le projet de réserve naturelle s’étale sur environ 180 hectares entre les parties marines et
terrestres. Elle englobe un îlot appelé « Hadjrat Bounetah » (île Aguelli). Actuellement, la
proposition pour le classement en réserve naturelle du lac de Réghaia par les organismes
nationaux est en cours (DGF, 2012). La zone humide de Réghaïa est composée de plusieurs
sous-systèmes écologiques qui lui confèrent un rôle bio stratégique et qui lui permettent la
persistance d’une biodiversité remarquable :
Généralités
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À proximité des côtes et en mode calme, la croissance en hauteur de l’herbier conduite à la
formation de récif-barrière de Posidonie Posidonia oceanica ; cette barrière est considérée
comme un paysage marin caractéristique de la mer Méditerranée et constitue un élément clé
dans la protection du littoral contre l’hydrodynamisme (Weinberg, 2001).
En Algérie, ce type de paysage est signalé à l’anse de Kouali et près de Tipaza (Grimes et al,
2004).
1.10. Les forêts à Cystoseira
Les forêts à Cystoseira sont constituées essentiellement de Cystoseira amentacea var. stricta
qui est une algue Fucophyceae endémique de la Méditerranée, inféodée à la frange infralittorale
(du niveau 0 à 0,5 m de profondeur) en mode battu à très battu. L'espèce est signalée le long du
littoral rocheux algérois ; elle semble être très sensible à la pollution et sa régression est
constatée autour des grandes agglomérations. Elle est considérée comme un indicateur
biologique performant des eaux pures et utilisée à ce titre (Chalabi et al, 2002).
2. La zone humide de Réghaia
Réghaïa se situe à 30 Km de la capitale et à 16 Km de Boumerdes. Ses coordonnées
géographiques sont : longitude 3°19 - 3°21E ; latitude 36° 45 - 36°48N, Elle appartient à la
circonscription administrative de Rouïba, elle est bordée au Nord par la mer Méditerranée, au
Sud par la commune de Oued Hadadj, à l’Est par la commune de Boudouaou, à l’Ouest par la
commune de Ain Taya.
Ce site est classé réserve naturelle par l’arrêté N° 1844 du 2 novembre 1999. En Mars 2002, le
lac de Réghaïa est inscrit sur la liste des zones humides d’importance internationale par la
convention RAMSAR sur une superficie globale de 1100 hectares. Dans le cadre de
l’élaboration du Programme d’Aménagement Côtier du littoral Algérois (PAC- Zone côtière
algéroise, 2004/2005), la zone humide « lac de Réghaia » a été retenue pour la conduite d’un
projet pilote de gestion côtière intégrée. La décision prise par les pouvoirs publics d’ériger la
zone humide en réserve naturelle témoigne de la nécessité de sa protection (Larid, 2010).
Le projet de réserve naturelle s’étale sur environ 180 hectares entre les parties marines et
terrestres. Elle englobe un îlot appelé « Hadjrat Bounetah » (île Aguelli). Actuellement, la
proposition pour le classement en réserve naturelle du lac de Réghaia par les organismes
nationaux est en cours (DGF, 2012). La zone humide de Réghaïa est composée de plusieurs
sous-systèmes écologiques qui lui confèrent un rôle bio stratégique et qui lui permettent la
persistance d’une biodiversité remarquable :
