Chapitre II : Aspect bathy-sédimentaire
78
Les dépôts des particules silto-argileuses débutent à partir des profondeurs de 20m. Audelà les proportions en lutites augmentent avec la profondeur dans le cas général, ce
schéma est perturbé par l'existence du coquillier du large. La limite d'envasement à 25 %
se trouve pratiquement parallèle à la côte, à l'inverse des autres limites. Ceci serait lié à
l'influence de la dynamique locale des petits fonds, où l'énergie hydrodynamique est encore
puissante et aussi par la granulométrie des sédiments où les zones de mélange des classes
modales sont assez restreintes expliquant ainsi le passage d'une zone à haute énergie vers
une zone relativement plus calme, zone préférentielle des sédiments fins.
La carte de répartition des teneurs en lutites (fig.47) fait ressortir d'une manière générale
deux secteurs bien distincts par la dissymétrie des gradients de distribution des isoteneurs
en lutites : un secteur occidental de Zemmouri vers le Cap Blanc et un secteur oriental de
Zemmouri vers le Cap Djinet :
a. Le secteur occidental :
La frange côtière pauvre en lutites (< à 5%) est bien développée notamment à l'Ouest du
Cap Blanc. Les isoteneurs en lutites intermédiaires sont représentées par des liserés plus ou
moins marqués qui traduisent un gradient rapide vers l'envasement total (> à 90% de
teneurs en lutites). Ce dernier débute à - 50 m et même à de moindres profondeurs dans
l'axe du canyon d'Alger et face au Cap Blanc. L'Isobathe -50 m marque le début de
l'envasement circalittoral (H. Benslama).
La fraction fine des dépôts superficiels de la région de Boumerdès, suit un gradient
naturellement croissant de la côte vers le large. Les teneurs sont assez faibles dans les
petits fonds entre 0 et 15 m à 1500 m du rivage dans la zone Est. Les teneurs varient de 0
à25%.
On remarque également que certains envasements locaux (60 à 90 %de lutites) se
produisent notamment, face à l'oued Boudouaou et face à l'oued Boumerdes mais trop
éparses pour souligner un quelconque envasement précoce comparés à l’Isser.
Ces dépôts lutitiques, les plus importants et les plus proches de la côte sont donc localisés
dans des petits chenaux où les lignes d'isoteneurs en lutites suivent fidèlement le tracé des
vallées.
Le long des parois du chenal Est, les pourcentages sont compris entre 50 et 75 %. Au
centre de ce même chenal, les teneurs augmentent jusqu'à dépasser les 90 %à des
profondeurs de 35 m.
78
Les dépôts des particules silto-argileuses débutent à partir des profondeurs de 20m. Audelà les proportions en lutites augmentent avec la profondeur dans le cas général, ce
schéma est perturbé par l'existence du coquillier du large. La limite d'envasement à 25 %
se trouve pratiquement parallèle à la côte, à l'inverse des autres limites. Ceci serait lié à
l'influence de la dynamique locale des petits fonds, où l'énergie hydrodynamique est encore
puissante et aussi par la granulométrie des sédiments où les zones de mélange des classes
modales sont assez restreintes expliquant ainsi le passage d'une zone à haute énergie vers
une zone relativement plus calme, zone préférentielle des sédiments fins.
La carte de répartition des teneurs en lutites (fig.47) fait ressortir d'une manière générale
deux secteurs bien distincts par la dissymétrie des gradients de distribution des isoteneurs
en lutites : un secteur occidental de Zemmouri vers le Cap Blanc et un secteur oriental de
Zemmouri vers le Cap Djinet :
a. Le secteur occidental :
La frange côtière pauvre en lutites (< à 5%) est bien développée notamment à l'Ouest du
Cap Blanc. Les isoteneurs en lutites intermédiaires sont représentées par des liserés plus ou
moins marqués qui traduisent un gradient rapide vers l'envasement total (> à 90% de
teneurs en lutites). Ce dernier débute à - 50 m et même à de moindres profondeurs dans
l'axe du canyon d'Alger et face au Cap Blanc. L'Isobathe -50 m marque le début de
l'envasement circalittoral (H. Benslama).
La fraction fine des dépôts superficiels de la région de Boumerdès, suit un gradient
naturellement croissant de la côte vers le large. Les teneurs sont assez faibles dans les
petits fonds entre 0 et 15 m à 1500 m du rivage dans la zone Est. Les teneurs varient de 0
à25%.
On remarque également que certains envasements locaux (60 à 90 %de lutites) se
produisent notamment, face à l'oued Boudouaou et face à l'oued Boumerdes mais trop
éparses pour souligner un quelconque envasement précoce comparés à l’Isser.
Ces dépôts lutitiques, les plus importants et les plus proches de la côte sont donc localisés
dans des petits chenaux où les lignes d'isoteneurs en lutites suivent fidèlement le tracé des
vallées.
Le long des parois du chenal Est, les pourcentages sont compris entre 50 et 75 %. Au
centre de ce même chenal, les teneurs augmentent jusqu'à dépasser les 90 %à des
profondeurs de 35 m.
