CHAPITRE 5
Evolution du trait de côte
76
1. Introduction :
Plusieurs travaux ont été faits qui portent sur la définition d’un concept apparemment
simple comme le trait de côte, censé représenter la frontière linéaire entre les domaines
maritimes et terrestres, est problématique et sujette à controverses en raison de la grande
diversité des critères d’identification concernant d’environ les 45 indicateurs qui mettent
ses places dans le domaine littoral.
Cette diversité d’indicateurs induit la recherche et la mise au point de nombreuses
méthodes pour détecter, extraire et suivre la mobilité du trait de côte. Ces approches
méthodologiques reposent sur la compilation et la comparaison des données acquises, soit
sur le terrain par des instruments de topométrie (théodolite), soit en laboratoire par un
traitement numérique d’images satellitales (Faye, 2010).
2. Difficultés de représentation :
Compte tenu de sa nature géométrique, le trait de côte est généralement cartographié en
mode d’implantation linéaire. Par conséquent, les positions successives d’un trait de côte à
différentes dates sont traduites cartographiquement par le tracé d’une série de lignes
géoréférencées pouvant, selon la situation, se confondre ou se croiser. Sur des secteurs
littoraux évoluant à faible vitesse ou pour des suivis à haute fréquence temporelle, cette
représentation n'est pas t’ut à fait satisfaisante même utilisée à grande échelle. Il est, en
effet, souvent difficile de respecter la règle de sélectivité ou de séparation visuelle, si les
écarts provoqués par progradation ou érosion du littoral sont trop faibles (figure1), donc il
est difficile de différencier les traits de côte aux quatre dates et le résultat est décevant en
raison de l’inadéquation entre l’échelle de représentation (trop petite) et l’évolution, parfois
peu marquée, du trait de côte .Nous verrons, que l’association de la variable couleur au
variable valeur permet d’améliorer le poids visuel de chaque trait de côte.
Cette difficulté de représenter les déplacements mineurs d’un trait de côte à des échelles de
représentation trop petites nous a imposé de compléter le modèle de représentation
cartographique classique par un modèle de représentation graphique afin de conserver
l’intégrité de l’information sur la cinématique (Faye, 2010).
Cette proposition a pour objectifs :
De localiser l’évolution du trait de côte à l’aide d’un SIG nommé « ArcGis 10.2 »
(volet cartographique).
De mesurer et de représenter cette évolution par l’exploitation statistique des
variations de la position des traits de côte par une extension de ce logiciel
« ArcGis 10.2 » qui s’appelle « DSAS 4.3 » (volet graphique et statistique).
2.1. Aperçu du logiciel ArcGis 10.2 :
ArcGis est l’un des logiciels SIG les plus utilisés. Ce logiciel offre de nombreuses
potentialités pour la manipulation, la gestion, l’analyse et l’édition des données spatiales.
Différentes couches d’informations spatiales peuvent être manipulées offrant la possibilité
d’analyser une ou plusieurs couches sous le contrôle des autres. Le seul lien entre ces
Evolution du trait de côte
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1. Introduction :
Plusieurs travaux ont été faits qui portent sur la définition d’un concept apparemment
simple comme le trait de côte, censé représenter la frontière linéaire entre les domaines
maritimes et terrestres, est problématique et sujette à controverses en raison de la grande
diversité des critères d’identification concernant d’environ les 45 indicateurs qui mettent
ses places dans le domaine littoral.
Cette diversité d’indicateurs induit la recherche et la mise au point de nombreuses
méthodes pour détecter, extraire et suivre la mobilité du trait de côte. Ces approches
méthodologiques reposent sur la compilation et la comparaison des données acquises, soit
sur le terrain par des instruments de topométrie (théodolite), soit en laboratoire par un
traitement numérique d’images satellitales (Faye, 2010).
2. Difficultés de représentation :
Compte tenu de sa nature géométrique, le trait de côte est généralement cartographié en
mode d’implantation linéaire. Par conséquent, les positions successives d’un trait de côte à
différentes dates sont traduites cartographiquement par le tracé d’une série de lignes
géoréférencées pouvant, selon la situation, se confondre ou se croiser. Sur des secteurs
littoraux évoluant à faible vitesse ou pour des suivis à haute fréquence temporelle, cette
représentation n'est pas t’ut à fait satisfaisante même utilisée à grande échelle. Il est, en
effet, souvent difficile de respecter la règle de sélectivité ou de séparation visuelle, si les
écarts provoqués par progradation ou érosion du littoral sont trop faibles (figure1), donc il
est difficile de différencier les traits de côte aux quatre dates et le résultat est décevant en
raison de l’inadéquation entre l’échelle de représentation (trop petite) et l’évolution, parfois
peu marquée, du trait de côte .Nous verrons, que l’association de la variable couleur au
variable valeur permet d’améliorer le poids visuel de chaque trait de côte.
Cette difficulté de représenter les déplacements mineurs d’un trait de côte à des échelles de
représentation trop petites nous a imposé de compléter le modèle de représentation
cartographique classique par un modèle de représentation graphique afin de conserver
l’intégrité de l’information sur la cinématique (Faye, 2010).
Cette proposition a pour objectifs :
De localiser l’évolution du trait de côte à l’aide d’un SIG nommé « ArcGis 10.2 »
(volet cartographique).
De mesurer et de représenter cette évolution par l’exploitation statistique des
variations de la position des traits de côte par une extension de ce logiciel
« ArcGis 10.2 » qui s’appelle « DSAS 4.3 » (volet graphique et statistique).
2.1. Aperçu du logiciel ArcGis 10.2 :
ArcGis est l’un des logiciels SIG les plus utilisés. Ce logiciel offre de nombreuses
potentialités pour la manipulation, la gestion, l’analyse et l’édition des données spatiales.
Différentes couches d’informations spatiales peuvent être manipulées offrant la possibilité
d’analyser une ou plusieurs couches sous le contrôle des autres. Le seul lien entre ces
