CHAPITRE 7
Impact des infrastructures et propositions des solutions
120
de mer de Moretti, suivie d'un engraissement progressif de l'anse Est au détriment de la zone
de Moretti, formant ainsi un banc de 600 m environ sur 50 m à 200 m de largeur (Aini, 2012).
4. Techniques et solutions dures de protection du littoral
4.1. Méthodes dures déjà mises en œuvre :
4.1.1. La construction des ouvrages de protection :
Pour trouver une solution au problème d’ensablement du port et pour stabiliser les apports de
sédiments résultants de la dérive littorale, Degiovani (1971) réalise un travail de la dynamique
sédimentaire à la suite, il propose la construction d’un épi perpendiculaire au rivage, au point
d’inflexion des zones d’érosion et d’ensablement. L’extrémité vers le large de cet épi sera
légèrement concave vers l’Est. Cet ouvrage permettra ainsi de modifier le profil de plage qui
se traduira par l’engraissement et devrait diminuer l’érosion devant Moretti.
Mais la cote de Sidi-Fredj ne bénéficiera des premiers aménagements qu'en 1985, qui
consistent en l’implantation de trois épis (deux en forme de T et un en forme de L) d’une
équidistance d’environ 150m (figure 6.1), avec un rechargement de la plage sableuse par les
sables dragues dans le port de plaisance.
Le laboratoire d’étude maritime (LEM) à installer pour assurer une défense pour une attaque à
double action (érosion et dérive littorale).
Tableau 7.2 : les dimensions des ouvrages de protection.
La longueur du premier épi en T
290 m
La longueur du deuxième épi en T
280 m
La longueur de l’épi en T
200 m
L’espacement entre les épis
100 m
La distance par rapport à la côte
150 m
L'implantation des ouvrages devrait permettre un effet de freinage de la dérive et piégeage du
transit, on avait constaté juste après l'accomplissement du projet que la baie située entre l'hôtel
et le port est une zone calme ou sont accumules les sédiments qui ne sont plus repris.
L'engraissement s'est développé en direction du port formant ainsi une dune hydraulique dont
l'épaisseur moyenne sédimentaire atteint 2 m, (Boutiba, 1996), avait enregistré une avancée
de 25m entre 1984 et 1993.
Mais ces ouvrages ont déclenché un recul important sur la plage de Moretti ou on a constaté
des pertes en surface et en volumes très importants.
Ces ouvrages n'ont pas répondu aux résultats escomptes et l'érosion du trait de côte au milieu
des alvéoles persiste toujours. L’épi crée une accumulation de sable du cote expose au courant
et une érosion du cote protège. Lorsque l'accumulation devient trop importante, le sable peut
cependant passer par-dessus l'épis, subir l'érosion, s'accumuler sur l'épis suivant etc....un
champ d'épis ne va donc pas empêcher la plage de se déplacer mais va retarder fortement ce
déplacement.
Impact des infrastructures et propositions des solutions
120
de mer de Moretti, suivie d'un engraissement progressif de l'anse Est au détriment de la zone
de Moretti, formant ainsi un banc de 600 m environ sur 50 m à 200 m de largeur (Aini, 2012).
4. Techniques et solutions dures de protection du littoral
4.1. Méthodes dures déjà mises en œuvre :
4.1.1. La construction des ouvrages de protection :
Pour trouver une solution au problème d’ensablement du port et pour stabiliser les apports de
sédiments résultants de la dérive littorale, Degiovani (1971) réalise un travail de la dynamique
sédimentaire à la suite, il propose la construction d’un épi perpendiculaire au rivage, au point
d’inflexion des zones d’érosion et d’ensablement. L’extrémité vers le large de cet épi sera
légèrement concave vers l’Est. Cet ouvrage permettra ainsi de modifier le profil de plage qui
se traduira par l’engraissement et devrait diminuer l’érosion devant Moretti.
Mais la cote de Sidi-Fredj ne bénéficiera des premiers aménagements qu'en 1985, qui
consistent en l’implantation de trois épis (deux en forme de T et un en forme de L) d’une
équidistance d’environ 150m (figure 6.1), avec un rechargement de la plage sableuse par les
sables dragues dans le port de plaisance.
Le laboratoire d’étude maritime (LEM) à installer pour assurer une défense pour une attaque à
double action (érosion et dérive littorale).
Tableau 7.2 : les dimensions des ouvrages de protection.
La longueur du premier épi en T
290 m
La longueur du deuxième épi en T
280 m
La longueur de l’épi en T
200 m
L’espacement entre les épis
100 m
La distance par rapport à la côte
150 m
L'implantation des ouvrages devrait permettre un effet de freinage de la dérive et piégeage du
transit, on avait constaté juste après l'accomplissement du projet que la baie située entre l'hôtel
et le port est une zone calme ou sont accumules les sédiments qui ne sont plus repris.
L'engraissement s'est développé en direction du port formant ainsi une dune hydraulique dont
l'épaisseur moyenne sédimentaire atteint 2 m, (Boutiba, 1996), avait enregistré une avancée
de 25m entre 1984 et 1993.
Mais ces ouvrages ont déclenché un recul important sur la plage de Moretti ou on a constaté
des pertes en surface et en volumes très importants.
Ces ouvrages n'ont pas répondu aux résultats escomptes et l'érosion du trait de côte au milieu
des alvéoles persiste toujours. L’épi crée une accumulation de sable du cote expose au courant
et une érosion du cote protège. Lorsque l'accumulation devient trop importante, le sable peut
cependant passer par-dessus l'épis, subir l'érosion, s'accumuler sur l'épis suivant etc....un
champ d'épis ne va donc pas empêcher la plage de se déplacer mais va retarder fortement ce
déplacement.
