CHAPITRE 1
GÉNÉRALITÉS
19
La faible surface des îlots et l’absence de ressources naturelles suffisantes ne permettent
pas l’établissement d’une population permanente sur l’archipel car il s'agit uniquement du
personnel chargé de l'entretien du phare, aidé de quelques saisonniers pour les travaux post
estivaux. Il existe quelques maisons appartenant à des continentaux, avaient été construites
au milieu du XXème siècle mais elles sont maintenant en ruines. Sur l'île principale, seul le
phare représente un établissement (Chenouf et Chalabi, 2004).
Outre l’attrait des lieux pour les paysages côtiers et marins, les activités sont quasiment
exclusivement liées à la mer : pêche, baignade, excursion nautique, plongée en bouteille et
en apnée. Cette dernière, soumise à autorisation présente un grand potentiel pour les clubs
locaux. On peut compter le week-end jusqu’à une dizaine de plongeurs durant la saison
estivale. Ainsi les plaisanciers gagnent les îles à bords de « glisseurs » ou vedettes. On peut
dénombrer jusqu’à 5 à 6 embarcations par l’été, en fin de semaine. Leurs occupants
pouvant séjourner à terre sous tentes (Ben Haj et al., 2013).
La pêche attire de nombreux artisans, tout au long de l'année. En été, les îles attirent de
nombreux touristes, pour le pique-nique ou la pêche récréative (Chenouf et Chalabi,
2004).
1.7. Les perturbations et les menaces constatées en milieu marin
Comme pour de nombreux archipels préservés, l’éloignement et l’absence d’implantation
humaine massive ont permis la préservation de la diversité des habitats naturels et des
particularités écologiques des Habibas qui hébergent encore de nombreuses espèces
endémiques, rares et menacées, (Ben Haj et Bernard, 2005). Mais cela ne fait pas
obstacle à la présence des menaces multiples pesant sur ces écosystèmes et cette
biodiversité.
Le développement concomitant des activités de loisir et de conservation, l’une faisant
pression sur l’autre, tend à déterminer pour le long terme la vocation de l’île et son
caractère au sein des espaces insulaires et côtiers remarquables.
Une amplification de ces activités pourrait, à terme, en l’absence d’une organisation claire
d’une gestion patrimoniale de cet espace, constituer une menace considérable à l’encontre
des ressources économiques de l’archipel et du considérable réservoir biologique qu’il
représente (Ben Haj et al., 2013).
On peut signaler également les dégradations naturelles et les nuisances d’origine
anthropique :
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