Chapitre I
Généralités
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On parle en général de sédiment lorsque le dépôt est récent, surtout s’il se trouve encore
dans son milieu de formation, et s’il est encore gorgé d’eau. On parle de roche
sédimentaire lorsqu’il a été induré, avec compaction et perte de son eau d’imbibition
originelle. (Foucault et al., 1980), Les particules sédimentaires remaniées sont dites
détritiques ou clastiques. Lorsqu’elles sont issues de l’érosion des terres émergées elles
constituent les particules terrigènes. Bien que de nature très diverses selon les roches dont
elles dérivent, elles sont dominées par des silicates, surtout le quartz pour les fractions
grossières des sédiments, et les minéraux argileux (phyllosilicates) pour les fractions fines.
Ce sont donc essentiellement des particules silicoclastiques. Elles résultent de l’attaque par
voie chimique et physique des formations continentales affleurantes sous l’action de l’eau,
de température, de l’activité biologique, etc.
L’altération constitue l’ensemble des mécanismes qui libèrent les particules des roches et
soustraient les éléments dissous à la surface terrestre, avant qu’interviennent les processus
d’érosion, puis de transport et de dépôt (Chamley et al., 2000).
Le nom vase est la définition générale d’une large famille de sédiments fins, argileux, plus
ou moins organiques, pouvant atteindre des teneurs en eau très supérieures à la limite de
liquidité. Les vases contiennent une phase minérale dont la granulométrie s’étale des sables
aux argiles et aux colloïdes, une phase organique et une phase liquide (Marot, 1998 in
Kribi, 2005).
Les particules solides qui constituent les sédiments peuvent être d’origine naturelle ou
anthropique (AEAP, 2000 (a)) :
II.1.1. Origine naturelle : les particules peuvent être soit endogènes ou exogènes
x Les particules endogènes sont principalement constituées de MO essentiellement
composée des organismes aquatiques appartenant aux règnes animal ou végétal
(plancton, plantes, algues,…)
x Les particules exogènes sont principalement des particules minérales provenant d’une
part de l’érosion éolienne des sols et d’autre part de l’érosion hydrique du bassin
versant et des phénomènes de ruissellement. Les particules exogènes peuvent
également être de nature organique.
II.1.2. Origine anthropique : les particules peuvent être de nature organique ou minérale
et proviennent des activités industrielles, urbaines ou agricoles.
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