Généralités
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L'utilisation la plus courante des biomarqueurs, en particulier en milieu marin dans le
cadre de conventions internationales pour la Méditerranée (MEDPOL, Convention de
Barcelone) ou l'Atlantique (OSPAR), est la surveillance à long terme de l'exposition des
organismes à des contaminations biodisponibles, sur organismes autochtones ou sur
organismes implantés, voire la recherche de causes de pollution (Garric et al., 2010).
Plus récemment, et toujours en milieu marin, les biomarqueurs sont envisagés comme
une contribution efficace à la classification des risques écologiques pour les
écosystèmes (approche « poids de l'évidence »), pour justifier d'une situation impactée,
en partie par une pression toxique (Garric et al., 2010).
Dans cet objectif des efforts sont faits pour construire des « indicateurs » basés sur une
combinaison raisonnée de biomarqueurs, susceptibles d'être ensuite associés à des
informations chimiques et écologiques (Dagnino et al., 2008 ; Garric et al., 2010).
D'une manière générale, et plus particulièrement pour la surveillance des écosystèmes
d'eau douce, il faut souligner qu'on ne dispose pas de méthodologies basées sur une
stratégie raisonnée pour le choix des biomarqueurs, le choix des espèces, non plus que
pour la mise en œuvre d'un échantillonnage adapté aux objectifs : évaluation du risque
chimique dans l'écosystème, surveillance à long terme de la qualité écologique d'un
milieu, sélection d'options de restauration. Une telle stratégie reste à élaborer pour une
utilisation pertinente et efficace des biomarqueurs maintenant disponibles (Garric et al.,
2010).
I.1.4 Intérêt du modèle poisson en écotoxicologie
Les poissons, compte tenu de leur diversité dans le règne animal (28 000 espèces
recensées, soit plus que l’ensemble de toutes les autres espèces de vertébrés), de leur
ubiquité dans les eaux de surface (présence dans la quasi-totalité des environnements
aquatiques) et de leur position dans les chaînes trophiques, sont parmi les plus à même
de constituer de bons intégrateurs de la qualité de l’environnement aquatique (Labrot,
1996 ; Barillet, 2007).
C’est pourquoi un fort intérêt a été porté aux poissons dans le cadre d’études visant à
estimer les réponses biologiques et biochimiques à des contaminations
environnementales aquatiques (Powers, 1989 ; Barillet, 2007).
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