Chapitre 3 : Etude du trait de côte
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INTRODUCTION
Le littoral peut être défini comme la zone d’interface terre-mer dont la limite est là où s’arrête
l’action des deux compartiments l’un sur l’autre, pendant que le trait de côte sera considéré
comme la ligne d’intersection de la surface topographique avec le niveau des plus hautes
mers astronomiques (définition du SHOM) et par extension, la limite entre la mer et la terre
(MEEDDM, 2010). Ce trait de côte est un indicateur représentatif d’une limite terre-mer. Il
doit avoir la qualité de représenter schématiquement mais correctement l’état global du
littoral du point de vue de son évolution sédimentaire (Oliveros, 2011, communication
écrite).
Objectif
Le but principal de cette étude est d’étudier l’évolution géomorphologique du trait de côte
(érosion, accrétion). Qui va nous permettre d’apporter un élément de réponse sur la
dynamique littorale de la zone des Sablettes.
TRAIT DE COTE
La diversité des définitions rencontrées peut parfois conduire à confusion, il est cependant
préférable et fonctionnel de répondre au critère géomorphologique pour faciliter la
cartographie des limites observées sur une franges littorale.
III.1.
Dynamiques côtières et interactions
La dynamique du trait de côte résulte de la conjonction de facteurs d'origines naturelles et
humaines.
Parmi les causes naturelles, on peut citer :
 L'élévation du niveau de la mer : ce phénomène peut provoquer un
démaigrissement et un recul des plages plus ou moins importants.
 Les tempêtes : les fortes vagues associées aux tempêtes attaquent les hauts de plages
et peuvent emporter les cordons littoraux meubles.
 Les transports sédimentaires : les courants marins ont une influence sur les
processus sédimentaires.
De plus, le littoral est depuis toujours le lieu privilégié d'installation de ports, de villes et
d'activités industrielles. Ces pressions humaines causent de profondes perturbations du
rivage et des écosystèmes littoraux. Ces perturbations agissent conjointement et placent les
plages dans une situation précaire. A titre d'exemple, on peut citer :
 Les barrages de retenue sur les fleuves qui représentent des pièges à sédiments très
efficaces. Les matériaux ainsi retenus sont justement les constituants des plages ;
 La déstabilisation des dunes qui est liée également à l'extraction de matériaux pour
les besoins de constructions. Ces dommages importants sont aggravés par la
fréquentation touristique. Ces dunes bordières constituent une réserve importante en
sédiments qui peut être mobilisée par les vagues lors des tempêtes.
 Les grands travaux portuaires ou les ouvrages de protection, implantés sur une
côte caractérisée par une dérive littorale dominante et chargée en sédiments, qui
risquent de perturber gravement le transit des matériaux et de modifier l'évolution du
rivage. Des accumulations de sable se forment contre les jetées qui arrêtent le courant
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