Contribution à la biologie de Scyliorhinus canicula ( Elasmobranches, Scyliorhinidae) dans la région d\'Alger
La présente étude est une contribution à l'étude de la biologie de a petite roussette Scyliorhinus canicula dans la région centre du bassin algérien : reproduction et régime alimentaire. En considérant les résultats dans leur globalité il en ressort certains points qu'il nous parait utile de rappeler.
Les quelques éléments que nous avons pu apporter dans le domaine de la reproduction, ont fourni des résultats à la fois partiels et préliminaires qui nous permettent de compléter nos connaissances sur la reproduction d'une espèce ovipare de poisson cartilagineux, et de comprendre éventuellement son comportement en fonction des conditions du milieu environnant.
Une échelle de maturité a été réalisée à partir d'observations macroscopiques afin de déterminer les stades de maturité sexuelle ; des résultats préliminaires sur la fécondité de l'espèce dans la région Est ont également été obtenus.
La taille de première maturité sexuelle (L50) est différente selon le sexe, elle a été estimée à 43 cm chez les mâles et à 44 cm chez les femelles. La maturité sexuelle intervient plutôt chez les mâles de Scyliorhinus canicula dans le littoral algérois.
L'échelle macroscopique de maturité sexuelle établie chez la petite roussette du littoral centre présente sept stades pour les femelles et six pour les mâles. Ces résultats ne concordent pas avec ceux de la littérature ; si l'étude était prolongée, cette échelle pourrait servir de référence.
Chez les mâles et les femelles la maturité sexuelle semble atteinte à partir du stade IV Cette différence peut être expliquée par l'influence de différents paramètres environnementaux tels que la température la salinité les courants et par sa large répartition géographique. S. canicula a un régime alimentaire essentiellement carnïvore. Les proies préférentielles sont des crustacés décapodes. Les poissons osseux sont des proies secondaires. Les proies accidentelles sont représentées par les Céphalopodes, les Crabes (Crustacés décapodes Brachyoures) et les Annélides Ces
résultats confirment ceux obtenus par Fisher et al. (1987), Quéro et Vayne (1997) et Van Gravelynghe
efo/.(I998).