Contribution à la biologie de Torpedo torpedo (Elasmobranches, Torpedinidae) dans la région est de la côte algérienne.
L'Algérie bénéficie d'une façade maritime de plus de 1200km. La majorité de la faune marine fréquentant cette côte, n'a pas fait l'objet d'étude permettant la connaissance aussi précise que possible de sa biologie, son écologie et son niveau d'exploitation. Les torpilles ou trembleuses faisant partie des Torpedinidae, famille de poissons cartilagineux (requins, raies et chimères) sont bien représentée et présente dans les différents débarquements.
Du point de vue de la reproduction et du développement, les Sélaciens constituent un groupe homogène caractérisé par la présence d'oeufs télolécithes, de glandes nidamentaires, de ptérygopodes chez le mâle (permettant une fécondation interne) et par une faible fécondité. Leur type de reproduction est très variable allant de l'oviparité primitive à la viviparité, en passant par l'ovoviviparité ou viviparité aplacentaire.
Le genre Torpédo, seul représentant de la famille des Torpedinidae, se caractérise par rapport aux autres Sélaciens par la présence d'organes électriques (moyen de défense) avec un mode de reproduction vivipare aplacentaire : le développement de l'oeuf se fait dans l'utérus, à partir de la réserve de l'oeuf lui-même (réserve vitelline).
Dieuzeide et al. (1953) et Fischër et al. (1987) ont recensé trois espèces de Torpedinidae dans le bassin algérien : Torpédo nobiliana, T. marmorata et T. torpédo.
Cette famille a fait l'objet de plusieurs travaux en Méditerranée et en Atlantique; ils sont consacrés essentiellement à la biologie de la reproduction (Capapé et al., 2000 ; Capapé et al, 2006 ; Consalvo et al, 2007; Prisco et al, 2007 in Benhalilou, 2012; El Kamel Moutalibi et al, 2013) et au régime alimentaire (Romanelli et al, 2006 ; El Kamel Moutalibi et al, 2013).
Le présent travail est une contribution à l'étude de la biologie et du régime alimentaire de T. torpédo et a pour intention de combler les lacunes des connaissances relatives à cette espèce, dans le bassin algérien ou aucune étude n'a été réalisée.
Dans ce contexte nous avons synthétisé les informations concernant la trembleuse, défini sa position systématique effectué description de la zone d'étude dans le chapitre premier.
Dans le chapitre deuxième nous avons décrit les méthodes d'étude de la reproduction (stades macroscopiques permettant la détermination d'une échelle de maturité sexuelle, fécondités, RHS, RGS). Pour le régime alimentaire nous nous sommes basés sur les analyses qualitatives et quantitatives en fonction de la taille et du sexe des individus.
Le troisième chapitre est consacré aux résultats relatifs à la reproduction et au régime alimentaire et à leur interprétation.